Le surgras
Le surgras protège des agressions extérieures comme le calcaire et restaure le film hydrolipidique en laissant un léger film protecteur qui bloque l’évaporation de l’eau pour en finir avec les tiraillements puis il nourrit et hydrate ce qui préserve l’élasticité pour un équilibre parfait santé et protection de la peau.
Pour garantir que le savon ne soit pas caustique, il faut qu’il y ait un excès d’huiles, c’est-à-dire qu’il n’y ait pas tout à fait assez de soude pour transformer toute l’huile en savon, le surgraissage fait référence au surplus d’acides gras non saponifiés qu’il restera dans le savon une fois la réaction de saponification terminée.
La saponification s’arrêtera quand toute la soude sera consommée d’où l’importance d’avoir un excès d’huile par rapport à la soude pour obtenir un savon surgras et non caustique.
Le pourcentage de cette réduction de soude se calcule par rapport à l’indice de saponification de chaque huile, c’est indice varie d’une huile à l’autre.

Chaque huile contient des éléments non saponifiables, qui ne réagiront pas avec la soude, qui apporteront une propriété spécifique au savon selon la nature de l’huile.
La saponification est une réaction assez lente à température ambiante. En saponification à froid, le savon doit donc subir un temps de séchage d’au moins 4 semaines après fabrication, pour laisser à la saponification le temps de bien se terminer. Cela permet également au savon de sécher.
Il restera donc un excès d’huile non saponifiée dans le savon final qui est dit « surgras ». Ce « sur-graissage » va apporter une grande douceur dans le savon grâce aux propriétés des huiles et des beurres non saponifiés (nourrissantes, adoucissantes…).
Il existe 2 manières de surgraisser un savon :
- Le surgraissage additionnel au moment de la trace
Il s’agit d’ajouter de l’huile végétale ou un beurre végétal préalablement fondu au moment de la « trace » , c’est-à-dire en fin de préparation.
Cette huile restera en très grande partie non saponifiée. Cela est particulièrement intéressant avec les huiles onéreuses, sensibles à la température, ou les huiles et beurres dont on souhaite profiter des propriétés en particulier.
- Le surgraissage par réduction de soude
C’est le fait d’utiliser moins de soude que ce qui est théoriquement nécessaire pour saponifier toutes les huiles dans le mélange.
De cette façon, la soude sera entièrement consommée par la saponification et il restera une portion d’huiles non saponifiées dans le savon.
Cela signifie que l’on réduit la quantité de soude initiale.
La réduction de soude est essentielle comme marge de sécurité, car les indices de saponification servant au calcul de la quantité de soude à ajouter.

Faire une réduction de soude revient à utiliser une quantité de soude insuffisante pour saponifier la totalité du mélange d’huiles.
Si, par exemple, je souhaite un surgras de 7%, la quantité de la soude sera calculer de telle manière qu’elle ne pourra saponifier que 93% du mélange et laissera à l’état d’huile les 7% restants.
A mon sens, la méthode de surgraissage par réduction de soude est la plus simple et la plus juste car je ne prend pas le risque d’oublier une partie des huiles ce qui gâcherait la fabrication .
Cette pratique vise à conférer au savon un pouvoir émollient, car par nature, le savon est asséchant de par ses propriétés détergentes, il va lors de la toilette dissoudre la graisse constituant le film hydrolipidique qui recouvre la peau et l’entraîner dans l’eau avec les impuretés qu’elle contient.
Ce film protecteur de surface permettant à la peau de maintenir son hydratation et la protégeant des agressions extérieures sans risques d’être fragilisé.
La présence d’huiles non saponifiées ainsi que la glycérine naturellement formée lors du processus de saponification à froid permet de limiter le dessèchement et facilitera la reconstitution du film hydrolipidique.
Qu’est-ce que la soude caustique ?
La soude est un produit extrêmement caustique (très corrosif, provoque de graves brûlures) qu’il convient de manipuler avec la plus grande précaution. La soude ou hydroxyde de sodium est le réactif qui permet la transformation des huiles en savon.
Attention : ne pas confondre la soude caustique (hydroxyde de sodium) avec les cristaux de soude (carbonate de sodium) ou le bicarbonate de soude, qui ne peuvent pas être utilisés en saponification !
Comment la calcule-t-on ?
C’est une étape très importante, car si le calcul n’est pas correct, le savon risque d’être caustique, c’est-à-dire corrosif sur la peau.
Le calcul de la quantité de soude permet de déterminer la quantité nécessaire pour saponifier les huiles de votre mélange.
Pour finir le savon c’est :


Le résultat est incomparable, un savon plus agréable, plus doux, et qui nourrit la peau en profondeur.